Accueil > Séminaire humour : comment intégrer le rire à votre événement ?
Plénières, ateliers, présentations, prises de parole… un séminaire rassemble souvent plusieurs séquences dans une même journée. Une intervention humoristique permet de changer de rythme et d’introduire un temps clairement identifiable dans le programme. Elle peut prendre place dès l’ouverture, accompagner une transition, intervenir au retour du déjeuner ou devenir l’un des temps forts de la clôture.
Stand-up, conférence humoristique, improvisation ou animation participative répondent ensuite à des besoins différents. Le choix dépend principalement du moment, du public, de la durée disponible et du niveau de personnalisation recherché.
Pour une vision plus large de la place du rire dans le monde professionnel, notre guide sur l’humour en entreprise traite spécifiquement de ses usages, de ses effets et de ses limites. Ici, nous nous concentrons sur l’organisation concrète d’un séminaire avec une dimension humoristique.
Le premier choix consiste à déterminer ce que l’intervention doit apporter au déroulement de la journée. Dans un programme très dense, elle peut marquer une rupture entre plusieurs prises de parole. Dans un séminaire plus convivial, elle peut constituer un temps fort à part entière. Lors d’une clôture, elle accompagne le passage entre les contenus professionnels et la partie plus informelle de l’événement.
Cette réflexion rejoint les bonnes pratiques de conception d’un agenda événementiel. Cvent recommande notamment de varier les formats, d’intégrer les pauses et les temps interactifs et de prévoir des transitions suffisamment fluides entre les différentes activités d’une conférence.
Consulter le guide Cvent sur la construction d’un agenda de conférence
Pour une animation humoristique, quatre emplacements sont particulièrement intéressants.
Créer dès le début un temps différent avant les premières séquences du programme.
Séparer clairement deux interventions ou deux temps de travail.
Introduire la reprise de l’après-midi avec un format différent des présentations classiques.
Terminer la journée ou ouvrir la partie plus informelle de l’événement.
Le terme « animation humour » recouvre plusieurs formats. Leur fonctionnement, leur durée et leur niveau d’interaction diffèrent.
Le stand-up repose sur une relation directe entre l’humoriste et son public. Il peut être intégré en ouverture, en transition ou sous la forme d’un spectacle plus long en fin de journée. Le contenu peut également être adapté au secteur d’activité, au thème du séminaire ou à certaines situations professionnelles.
Le fonctionnement de ce format est détaillé dans notre article consacré au stand-up en entreprise.
La conférence humoristique associe un sujet de fond à une écriture scénique. Elle convient notamment aux séminaires construits autour d’une thématique précise : environnement, transformation, innovation, mobilité, RSE ou changement des pratiques.
Le sujet reste au centre de l’intervention, avec une mise en scène et un rythme différents d’une conférence traditionnelle.
L’improvisation utilise davantage la matière présente dans l’événement. Des sujets abordés pendant la journée, des mots proposés par les participants ou des situations professionnelles peuvent servir de point de départ.
Ce format demande généralement une interaction plus directe avec le public.
Quiz, exercices collectifs ou jeux permettent d’intégrer directement les participants. Ce format convient surtout lorsqu’un temps spécifique a été réservé à l’animation et que l’organisateur souhaite faire participer le groupe.
Une intervention peut aussi être préparée spécifiquement pour le séminaire. L’écriture s’appuie alors sur des informations communiquées en amont : secteur, métiers représentés, thème de la journée, vocabulaire interne, situations récurrentes ou messages particuliers.
La durée dépend principalement de la fonction de l’intervention dans le programme.
Une transition demande peu de temps. Un spectacle de clôture peut disposer d’un créneau beaucoup plus important.
Ouverture, transition ou séquence courte entre deux interventions.
Intervention humoristique structurée au cœur du programme.
Spectacle ou conférence humoristique disposant de son propre créneau.
Atelier ou format comprenant davantage de participation et d’échanges.
Ces durées servent de repères. Le programme général, la configuration du lieu et le niveau d’interaction peuvent faire évoluer le format.
La programmation doit aussi prévoir quelques minutes autour de l’intervention pour les changements de scène, l’installation éventuelle du matériel ou le déplacement du public.
Les professionnels de l’événementiel insistent d’ailleurs sur l’importance des pauses et des transitions dans les agendas chargés, afin de laisser aux participants des temps de respiration entre les contenus. Meeting Professionals International consacre plusieurs publications récentes à cette question.
Lire l’article de Meeting Professionals International sur la place des pauses dans les événements
La configuration du groupe influence directement la manière de construire l’intervention.
Un groupe de trente personnes permet davantage d’échanges spontanés qu’un amphithéâtre réunissant plusieurs centaines de collaborateurs. Le format et le rythme doivent donc être pensés en fonction de la jauge.
Une équipe travaillant quotidiennement ensemble possède un vocabulaire et des références communes. Un séminaire réunissant différents services demande des références plus largement compréhensibles.
Un comité restreint et une convention réunissant plusieurs établissements ne créent pas la même relation avec l’intervenant.
Cette information permet notamment de déterminer la place que peuvent prendre les références internes et les interactions avec le public.
Théâtre, amphithéâtre, salle de réunion, tables rondes ou espace cocktail offrent des possibilités différentes.
La disposition du public influence notamment :
Un format excellent en clôture peut être trop long pour une transition de milieu de matinée. Le programme du séminaire reste le premier repère pour dimensionner l’intervention.
La personnalisation peut être très légère ou constituer une part importante du travail d’écriture.
Le contenu principal existe déjà et quelques éléments permettent de l’ancrer dans l’événement :
L’intervention peut être construite autour d’une problématique précise abordée pendant le séminaire. Cette option convient notamment lorsqu’un message ou une thématique sert de fil rouge à l’événement.
Les informations transmises en amont deviennent directement de la matière. Anecdotes, habitudes professionnelles, situations récurrentes ou expressions internes peuvent alors être intégrées au contenu.
Le niveau de personnalisation doit être déterminé suffisamment tôt, car une intervention très adaptée demande davantage de préparation qu’un format déjà construit.
Quelques informations permettent de cadrer rapidement l’animation.
Une intervention humoristique ne se prépare pas uniquement à partir de son contenu. Sa place dans le programme influence aussi la manière de la construire.
Une séquence de quinze minutes entre deux conférences demande une entrée rapide et un format très rythmé. Une intervention prévue au retour du déjeuner dispose d’un autre contexte. En clôture, davantage de temps peut être consacré au développement et aux interactions avec le public.
Ce qui se passe avant et après l’intervention compte aussi
Dans la préparation des interventions de Yoann, le créneau humoristique est toujours replacé dans le déroulement global du séminaire. Connaître la séquence qui précède, celle qui suit et le temps réellement disponible permet d’ajuster l’entrée, le rythme et la sortie de l’intervention pour qu’elle trouve naturellement sa place dans la journée.
Cette attention portée au programme permet aussi d’anticiper des éléments très concrets : temps de changement de plateau, prise de parole de l’animateur, déplacement du public ou reprise immédiate d’une autre séquence.
L’intervention devient ainsi une partie du déroulé du séminaire plutôt qu’un élément ajouté indépendamment du reste de la journée.
Un séminaire peut également être construit autour d’une thématique environnementale, sociale ou liée à la transition de l’entreprise.
Dans ce contexte, l’humour peut accompagner une conférence, une séquence de sensibilisation ou une animation autour d’un sujet particulier. La préparation porte alors davantage sur les messages à transmettre, les sujets abordés et le niveau de traitement attendu.
Les usages spécifiques du rire dans ce type de démarche sont développés dans notre article consacré à l’humour dans la RSE.
Yoann Le Blévennec intervient lors de séminaires et d’événements professionnels avec des formats pouvant associer stand-up, conférence, interaction et sensibilisation.
Son parcours d’ingénieur dans les énergies renouvelables et son activité d’humoriste lui permettent notamment d’intervenir sur des sujets environnementaux ou techniques tout en adaptant la forme au contexte de l’événement.
La durée, le niveau de personnalisation et la place dans le programme peuvent être définis avec l’organisateur en fonction du séminaire.
Vous préparez un séminaire et souhaitez y intégrer une intervention humoristique ?
Découvrir les animations de séminaireUn séminaire humour se construit d’abord à partir du programme de l’événement.
Le moment choisi détermine ensuite une grande partie du format : intervention courte en ouverture, transition entre deux séquences, animation après le déjeuner ou spectacle en clôture.
La durée, la jauge, la configuration de la salle et le niveau de personnalisation permettent ensuite de préciser l’intervention.
Une préparation en amont aide enfin à identifier les références propres au séminaire et les éléments techniques nécessaires.
L’ouverture, une transition entre deux séquences, le retour du déjeuner et la clôture sont quatre emplacements possibles. Le choix dépend du rôle que l’intervention doit jouer dans le programme.
Une transition peut tenir en quelques dizaines de minutes, tandis qu’un spectacle ou une conférence humoristique peut disposer d’un créneau de 45 à 60 minutes. Les formats participatifs peuvent demander davantage de temps.
Stand-up, conférence humoristique, improvisation ou animation participative répondent à des usages différents. Le moment prévu dans l’agenda, la jauge et le niveau d’interaction recherché orientent le choix.
Oui. Le secteur d’activité, les métiers présents, le thème de la journée, certaines expressions internes ou des situations professionnelles peuvent être intégrés à différents niveaux dans le contenu.
Le format peut être adapté à des groupes de tailles différentes. Une petite jauge facilite les interactions directes, tandis qu’un grand public demande une mise en scène et une sonorisation adaptées.
Les besoins dépendent de la salle et du format. Un micro et une sonorisation adaptés à la jauge constituent généralement la base. Un écran ou un vidéoprojecteur peuvent s’ajouter lorsque l’intervention comporte des supports visuels.