Accueil > Éducation au développement durable : définition et objectifs
Climat, biodiversité, alimentation, ressources naturelles, numérique… Les enjeux du développement durable occupent aujourd’hui une place importante dans l’éducation.
L’éducation au développement durable, souvent désignée par l’acronyme EDD, donne aux élèves des repères pour comprendre ces sujets, identifier les liens qui les unissent et développer leur capacité à prendre part aux transformations de la société.
En France, l’EDD fait partie des missions de l’École. Elle traverse les disciplines, les projets pédagogiques et la vie des établissements. Le ministère de l’Éducation nationale inscrit ainsi l’EDD dans les enseignements et encourage les projets qui permettent aux élèves de s’impliquer concrètement.
Pour les établissements qui souhaitent compléter cette démarche avec un format ponctuel, Green Stand-Up propose également des interventions en milieu scolaire autour des enjeux environnementaux.
Selon Éduscol, l’EDD permet d’appréhender la complexité du monde contemporain en étudiant les interactions entre l’environnement, la société, l’économie et la culture.
Cette idée d’interaction constitue le cœur de l’approche.
Prenons l’alimentation. Un sujet apparemment simple fait rapidement intervenir plusieurs questions : agriculture, biodiversité, ressources naturelles, transport, santé, production, conditions de travail ou habitudes de consommation.
L’EDD aide les élèves à relier ces éléments et à comprendre les conséquences qu’un choix peut entraîner à plusieurs niveaux.
Un sujet de développement durable croise souvent plusieurs réalités. L’EDD permet de les observer ensemble et de comprendre leurs interactions.
Climat, biodiversité, écosystèmes et ressources naturelles.
Santé, solidarité, justice, inégalités et modes de vie.
Production, consommation, travail et utilisation des ressources.
Valeurs, représentations, comportements et choix collectifs.
L’objectif : comprendre comment ces dimensions se répondent pour analyser une situation dans son ensemble.
Les deux expressions sont étroitement liées et racontent aussi l’évolution de l’éducation environnementale en France.
Dès 1977, une circulaire introduit l’éducation à l’environnement dans le système scolaire. En 2004, le ministère généralise l’éducation à l’environnement pour un développement durable. Une nouvelle phase de généralisation de l’EDD débute ensuite en 2007, comme le retrace le ministère de l’Éducation nationale.
L’éducation à l’environnement se concentre notamment sur les milieux naturels, la biodiversité, les ressources ou les conséquences des activités humaines sur les écosystèmes.
L’éducation au développement durable reprend ces enjeux et élargit le regard aux dimensions sociales, économiques et culturelles.
Le ministère de la Transition écologique emploie d’ailleurs toujours l’expression éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD).
L’EDD prolonge l’éducation à l’environnement et élargit les questions étudiées.
Comprendre les milieux naturels et leur fonctionnement.
Observer les relations entre activités humaines et environnement.
Étudier la biodiversité, les ressources ou encore les pollutions.
Relier les enjeux environnementaux aux dimensions sociales et économiques.
Comprendre les interdépendances et les arbitrages.
Développer sa capacité à analyser, décider et agir.
L’EDD accompagne progressivement les élèves dans le développement de plusieurs compétences.
En octobre 2023, le ministère chargé de l’Éducation nationale a publié un référentiel national consacré à l’éducation au développement durable et à la transition écologique.
Le référentiel présenté sur Éduscol identifie quatre grands domaines de compétences.
Ces quatre domaines structurent progressivement les apprentissages liés au développement durable.
Comprendre les interactions, les causes et les conséquences qui structurent une problématique.
Questionner les informations disponibles, confronter les points de vue et examiner différentes réponses.
Prendre en compte les conséquences de ses choix et les responsabilités associées.
Participer à des réponses, des décisions et des projets à différentes échelles.
Ces compétences placent l’analyse et l’esprit critique au même niveau que les connaissances.
Un élève peut ainsi comprendre le fonctionnement d’un écosystème, étudier différentes réponses à un problème, mesurer leurs conséquences puis réfléchir aux leviers d’action disponibles.
Cette démarche permet également d’aborder les responsabilités à plusieurs échelles : individus, établissements, entreprises, collectivités ou pouvoirs publics.
Le changement climatique occupe une place importante dans l’EDD, aux côtés de nombreux autres sujets.
Les repères de progression publiés par Éduscol en octobre 2024 s’appuient sur six grandes thématiques :
Ces thématiques servent de supports aux apprentissages et peuvent être abordées depuis plusieurs disciplines.
L’alimentation, par exemple, peut conduire à étudier la biodiversité en sciences, les territoires agricoles en géographie, les systèmes de production en économie ou encore les choix collectifs dans le cadre d’un projet pédagogique.
Cette approche transversale permet aux élèves de retrouver un même enjeu sous différents angles et de mieux comprendre les liens entre les connaissances acquises.
L’éducation au développement durable accompagne différents enseignements et peut également s’inscrire dans des projets menés à l’échelle d’une classe ou d’un établissement.
Les sciences, la géographie, l’enseignement moral et civique, l’économie ou encore la technologie peuvent contribuer à travailler un même enjeu depuis plusieurs perspectives.
La vie de l’établissement offre également d’autres possibilités : projets collectifs, actions portées par les éco-délégués, partenariats avec des acteurs extérieurs ou démarches environnementales menées sur plusieurs années.
Certains établissements structurent cette dynamique à travers le label E3D – École ou Établissement en démarche globale de développement durable, présenté par le ministère de l’Éducation nationale.
Un article dédié aux écoles écologiques et au label E3D approfondira prochainement cette démarche, ses différents niveaux et son fonctionnement.
Une démarche d’éducation au développement durable peut prendre des formes très différentes selon l’objectif recherché.
Un cours permet d’acquérir des connaissances. Un débat aide à confronter plusieurs points de vue. Une sortie rend certains phénomènes directement observables. Un projet collectif peut réunir plusieurs disciplines autour d’un même enjeu.
Les formats participatifs offrent également la possibilité de placer les élèves face à une situation, un choix ou une problématique concrète. Notre guide consacré aux ateliers pédagogiques développe spécifiquement ces formats et leurs usages.
Quelques questions permettent de préparer une action cohérente :
1. Définir ce que les élèves doivent comprendre
L’objectif pédagogique constitue le point de départ de l’action.
2. Choisir une situation concrète
Un exemple précis facilite la compréhension des interactions et donne un cadre au sujet étudié.
3. Identifier les dimensions à croiser
Environnement, société, économie ou culture peuvent être mobilisés différemment selon la problématique.
4. Déterminer la place des élèves
Observer, rechercher, débattre, décider ou expérimenter mobilisent des compétences différentes.
5. Penser à ce qui restera après l’action
Une connaissance, une réflexion, une capacité d’analyse ou l’envie de poursuivre le travail peuvent constituer des objectifs pertinents.
Pour réunir un groupe autour d’un temps dédié aux enjeux climatiques, notre article sur la conférence climat à l’école présente ce format plus précisément.
Les établissements qui souhaitent directement faire intervenir Green Stand-Up peuvent retrouver les formats, publics concernés et modalités sur notre page Intervention en milieu scolaire.
Sensibiliser peut ouvrir une porte. L’éducation construit la suite du parcours.
Une intervention ponctuelle peut éveiller la curiosité ou déclencher une réflexion. L’EDD inscrit ces expériences dans un apprentissage progressif des connaissances et des compétences.
Une intervention ponctuelle peut trouver sa place dans une démarche EDD lorsqu’elle répond à un objectif pédagogique identifié.
Green Stand-Up a notamment animé son Green Atelier auprès d’étudiants de l’ICN Business School.
L’atelier plaçait notamment les participants face à la complexité des décisions collectives et aux intérêts parfois divergents des différents acteurs.
L’éducation au développement durable aide les élèves à relier les dimensions environnementales, sociales, économiques et culturelles des grands enjeux contemporains.
Le référentiel national structure cette démarche autour de quatre domaines de compétences : comprendre la complexité, développer son esprit critique, adopter un comportement éthique et responsable, puis agir à l’échelle individuelle et collective.
Ces compétences peuvent être travaillées à travers les enseignements, les projets collectifs, les démarches E3D ou des interventions complémentaires menées au sein des établissements.
L’enjeu est de donner aux jeunes des connaissances, des repères et suffisamment de recul pour comprendre les choix auxquels nos sociétés sont confrontées et prendre part aux décisions qui les concernent.
Vous souhaitez intégrer une intervention interactive à votre projet pédagogique ou à votre démarche d’éducation au développement durable ?
Découvrir les interventions en milieu scolaireEDD signifie « éducation au développement durable ». Cette démarche aide les élèves à comprendre les interactions entre environnement, société, économie et culture.
EEDD signifie « éducation à l’environnement et au développement durable ». L’expression met explicitement l’accent sur l’environnement. L’EDD s’inscrit dans cette même évolution et aborde également les dimensions sociales, économiques et culturelles.
L’EDD est transversale. Plusieurs disciplines peuvent contribuer à son enseignement et les établissements peuvent également développer des projets collectifs autour du développement durable.
Le référentiel national distingue quatre domaines : s’ouvrir à la complexité des thématiques de développement durable, faire preuve d’esprit critique, adopter un comportement éthique et responsable, et agir individuellement et collectivement pour construire un monde durable.
Les repères de progression de 2024 retiennent notamment la biodiversité et les écosystèmes, l’alimentation, l’eau et le changement climatique, la gestion durable des ressources naturelles, l’aménagement durable des territoires et le numérique.
Les établissements peuvent associer enseignements, projets interdisciplinaires, débats, sorties et formats participatifs. Retrouvez nos ateliers pédagogiques, notre conférence climat à l’école et l’ensemble de nos interventions en milieu scolaire.