Accueil > Pourquoi la sensibilisation environnementale ne fonctionne pas ?
Nous n’avons jamais autant parlé d’environnement ou de transition écologique qu’aujourd’hui. Conférences, ateliers ou vidéos chocs, les initiatives se multiplient. Et pourtant, une question persiste : pourquoi la sensibilisation à l’environnement ne produit-elle pas toujours les effets espérés ?
Malgré une information de plus en plus accessible, les comportements évoluent lentement. Entre éco-anxiété, désintérêt et saturation des messages, la sensibilisation environnementale semble parfois atteindre ses limites.
Et si le problème ne venait pas du sujet, mais de la manière dont on en parle ?
Pour réduire ce sentiment d’éco-anxiété et inciter au passage à l’action, nous devons revoir notre façon d’aborder cette thématique environnementale. Nous devons proposer une écologie positive et désirable.
Nous n’avons jamais vraiment eu de cours sur le climat à l’école.
À l’école, beaucoup d’entre nous ont étudié les volcans, les plaques tectoniques ou le cycle de l’eau. Malheureusement, très peu ont eu la chance d’avoir eu des cours sur l’environnement. En effet, le climat, en tant que système global influencé par les activités humaines, est longtemps resté absent des programmes scolaires.
Les notions écologiques telles que le dérèglement climatique ou les limites planétaires sont apparues récemment dans le vocabulaire commun. Et le plus souvent, sous un angle alarmiste.
Résultat, beaucoup d’adultes se sentent désarmés pour comprendre les enjeux environnementaux. Les jeunes, eux, sont exposés très tôt à des discours anxiogènes sur l’avenir de la planète. Et ce, sans toujours disposer de clés concrètes pour agir.
La sensibilisation à l’environnement commence donc sur un terrain fragile. Beaucoup d’informations, mais peu de repères pédagogiques solides et accessibles.
La sensibilisation environnementale repose généralement sur un levier principal. Celui de la peur. L’idée est de montrer les conséquences du changement climatique pour provoquer une prise de conscience.
Or, cette stratégie atteint ses limites. Parce qu’à cause de ça, l’écologie est souvent perçue comme négative et punitive. « Il faut moins consommer ». « Il faut faire attention à tout ». « Il faut renoncer à certaines habitudes ».
Cette approche ne pousse pas au passage à l’action car elle repose sur la contrainte. Elle ne donne pas envie d’agir. Elle peut ainsi générer :
À force de pointer ce qui ne va pas, on oublie parfois de montrer ce qui est possible. On oublie que l’écologie peut aussi être positive et désirable.
La sensibilisation à l’environnement ne doit plus être une contrainte. Mais un réel moteur.
L’éco-anxiété est une détresse psychologique qui désigne une anxiété provoquée par les menaces environnementales qui pesant sur notre planète. C’est dû à un sentiment d’impuissance face aux problématiques climatiques.
Ce malaise est particulièrement visible chez les jeunes générations. En effet, une étude publiée en 2021 dans The Lancet Planetary Health auprès de 10 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans, dans dix pays, est sans appel. Près de 70 % des jeunes se disent inquiets, voire extrêmement inquiets face au changement climatique.
Cette inquiétude permanente peut devenir paralysante. On se sent alors impuissant face à l’ampleur des enjeux. L’action paraît alors dérisoire.
Pour les entreprises, les écoles et les institutions, le défi est donc clair :
Pour une sensibilisation environnementale efficace, elle doit créer une émotion positive. C’est, aujourd’hui, une condition essentielle pour donner envie d’agir.
Aujourd’hui, quand on envisage une sensibilisation à l’environnement, deux outils reviennent dans tous les résultats de recherche. La Fresque du Climat et l’Atelier 2tonnes. Ces deux formats ont profondément transformé la pédagogie environnementale. Ils sont aujourd’hui des références en matière de sensibilisation environnementale.
Leur force :
Néanmoins, ces deux outils présentent aussi certaines limites. La première est la durée de ces ateliers. 3 heures pour chaque atelier. Sachant que la Fresque permet de bien comprendre les enjeux liés au changement climatique. L’Atelier 2tonnes, lui, est plus axé sur les solutions et les leviers à mettre en place. Ils sont donc très complémentaires. Mais nécessitent ainsi de mobiliser 6 heures dans des emplois de temps toujours surchargés.
La deuxième problématique est le nombre restreint de participants. En effet, on estime que pour chacun de ces deux ateliers, il faut un animateur par tranche de 25 participants. Beaucoup d’animateurs sont donc nécessaires pour sensibiliser l’ensemble des collaborateurs d’une grande entité.
Ces outils sont parfaitement pensés. Cependant, l’expérience dépend beaucoup des animateurs. Et malheureusement, un ton parfois très sérieux peut renforcer le sentiment d’éco-anxiété.
En résumé, ces formats sont précieux, mais ne répondent pas à tous les besoins. Notamment lorsqu’il s’agit de toucher un large public ou de créer un moment fédérateur.
Green Stand-Up est né de deux constats. Le premier est que l’éducation à l’environnement ne doit pas être réservé aux élites, mais accessible à tous. Le second est que pour donner envie d’agir, il faut éviter ce sentiment d’éco-anxiété.
Green Stand-Up nous prouve qu’une autre manière de sensibiliser est possible. On peut passer un bon moment à apprendre, en y intégrant humour, interaction et pédagogie. L’objectif n’est pas de minimiser les enjeux, mais bien de les rendre accessibles et désirables.
Le rire devient un levier pour :
Parce que chaque contexte est différent, Green Stand-Up est une animation sur l’environnement qui s’adapte à l’auditoire. Il est, par exemple, possible d’envisager :
Chaque animation vise à créer une expérience positive, collective et mémorable. Une expérience qui transforme l’information en discussion, et la discussion en envie d’agir.
Les retours d’expérience, comme par exemple celui après une intervention dans une grande école de commerce, montrent que l’humour permet de réduire l’éco-anxiété tout en renforçant l’apprentissage.
Si la sensibilisation à l’environnement ne fonctionne pas toujours, ce n’est pas par manque d’intérêt pour le sujet. C’est souvent parce que le discours est trop anxiogène, trop culpabilisant ou trop descendant.
Or, on apprend mieux quand on se sent impliqué. Quand on partage une émotion. Ou quand le message donne envie plutôt que peur.
Rendre l’écologie positive et désirable, ce n’est pas nier l’urgence climatique. C’est au contraire créer les conditions pour que chacun se sente légitime, capable et motivé pour agir. Parce qu’on retient mieux en souriant qu’en stressant.
Pour mettre en place une sensibilisation à l’environnement positive et désirable, contactez-moi !
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