Accueil > Label E3D : comment l’obtenir pour son établissement
Le label E3D reconnaît une école, un collège ou un lycée qui inscrit le développement durable dans son projet, de la classe à la gestion du bâtiment. Il valorise ce que l’équipe fait déjà et donne un cadre pour aller plus loin, avec les élèves comme acteurs de la démarche.
Cette page explique ce qu’est le label, ce que recouvrent ses trois niveaux, comment constituer le dossier, quelles actions y comptent et comment un intervenant extérieur renforce la candidature.
Le label E3D se gagne par paliers
Trois niveaux, du premier pas à la démarche qui se transmet.
Engagement
L'équipe se lance : premières actions, premiers élèves impliqués, axes à développer.
Approfondissement
La démarche s'installe : tous les élèves concernés, plusieurs disciplines, des partenaires.
Expertise
Le développement durable entre dans le pilotage de l'établissement et se transmet.
Chaque niveau prolonge le précédent : on construit, on ne recommence pas.
E3D signifie École ou Établissement en démarche de développement durable. Créé par l’Éducation nationale, ce label récompense une démarche globale qui relie l’enseignement, la vie scolaire, la gestion de l’établissement et les partenariats avec le territoire. Il s’adresse aux écoles, aux collèges et aux lycées qui choisissent de s’engager.
Il prolonge l’éducation au développement durable, intégrée aux programmes de l’école primaire au lycée : le label en est la reconnaissance visible. Le cadre est national, mais chaque académie fixe ses critères précis et son calendrier, puis attribue le label après examen du dossier.
La démarche se conduit en équipe. Le chef d’établissement ou le directeur d’école la porte et nomme un référent, les enseignants construisent les projets, les élèves, notamment les éco-délégués, y prennent part. En retour, l’établissement gagne un cadre commun, une reconnaissance officielle de l’académie qu’il peut valoriser auprès des familles et de la commune, et l’appui des référents de l’académie.
Le label se gagne par paliers, détaillés dans le cahier des charges de l’académie de Normandie. Les premiers textes nommaient le troisième niveau déploiement, les académies parlent aujourd’hui d’expertise.
Le premier niveau reconnaît une équipe qui démarre. L’établissement a mené quelques actions, désigné des éco-délégués et identifié les axes à développer. Le dossier présente au moins un projet éducatif relié aux programmes, ce qui suffit à ce stade. C’est le bon point de départ pour une école qui n’a encore rien formalisé.
Le deuxième niveau reconnaît une démarche installée. Elle concerne tous les élèves, mobilise plusieurs disciplines et s’appuie sur un comité de pilotage où siègent les éco-délégués. Les adultes sont formés, les partenaires extérieurs sont variés, et la stratégie se relie aux objectifs de développement durable de l’ONU. Ce niveau demande de la méthode plus que du volume.
Le troisième niveau reconnaît un établissement où le développement durable fait partie du pilotage. Les actions sont évaluées, valorisées et transmissibles à d’autres équipes, ce qui suppose d’avoir gardé des traces et mesuré les effets. Certaines académies attendent un délai entre deux demandes, et une visite de l’établissement confirme le niveau.
La procédure varie d’une académie à l’autre, mais elle suit trois temps. Prévoyez de les enchaîner dans l’ordre : le dossier n’est que la trace de ce que l’équipe a déjà construit.
Le chef d’établissement ou le directeur d’école porte la démarche et nomme un référent. Le comité réunit enseignants, personnels, parents et élèves, de façon à représenter toute la communauté éducative, et se retrouve assez régulièrement pour laisser des comptes rendus. Ces comptes rendus deviennent des pièces du dossier : ils prouvent que la démarche est collective et suivie.
Le comité fait le point sur l’existant avec la grille de diagnostic de l’académie, qui situe l’établissement et lui donne un niveau de départ. Il en tire un plan d’action : ce qui est déjà fait, ce qui est en cours et ce qui est prévu, avec les objectifs de développement durable visés par chaque projet.
Le dossier se dépose en ligne auprès de la mission académique, avec la grille, la fiche de candidature et des pièces justificatives. Le conseil d’école ou le conseil d’administration donne son avis. Une commission examine ensuite la demande, pendant la campagne que chaque académie ouvre à une période donnée. Prévoyez le temps de réunir les pièces bien avant la clôture.
Le label vaut pour plusieurs années. L’établissement peut ensuite viser le niveau supérieur, ce qui demande de montrer une démarche plus large, évaluée et partagée.
Le dossier s’appuie sur quatre domaines. Une action isolée pèse peu, un ensemble cohérent convainc.
| Le domaine | Exemples d'actions | Ce que le dossier doit montrer |
|---|---|---|
| Projets pédagogiques | Séquences reliées aux programmes, projets de classe, ateliers, interventions. | Des apprentissages explicites et évalués, pas une simple animation. |
| Vie scolaire | Clubs, sorties, éco-délégués, activités périscolaires. | Des élèves acteurs de la démarche, pas seulement participants. |
| Gestion de l'établissement | Énergie, eau, déchets, restauration, fournitures, entretien. | Une action concrète sur le fonctionnement, souvent menée avec la commune. |
| Partenariats | Associations, collectivités, entreprises, centres de recherche. | Des partenariats formalisés, avec des objectifs écrits. |
Les textes demandent des partenariats avec les acteurs du territoire, et les niveaux supérieurs les veulent variés et consolidés. Un intervenant qualifié apporte trois éléments au dossier.
Un atelier pédagogique ou une conférence climat à l’école offre au comité un projet daté, relié aux programmes, que les élèves vivent et que l’équipe peut évaluer. C’est la matière du volet pédagogique du dossier, à condition que l’enseignant en prolonge les notions en classe.
Une intervention ponctuelle ne suffit pas. Les textes demandent que le partenariat soit formalisé par écrit : ses objectifs, son lien avec les programmes et le rôle de l’intervenant dans le projet éducatif. Prévoyez une convention avant l’intervention, pas après, et conservez-la dans le dossier. Elle évite aussi qu’une action réussie reste sans trace officielle.
Les productions d’élèves figurent parmi les pièces justificatives. Dans l’atelier Stand-Up pour la planète, les élèves écrivent leurs propres blagues sur un thème écologique : textes, vidéos et retours illustrent leur participation. C’est la preuve qu’une intervention en milieu scolaire bien préparée laisse derrière elle.
Green Stand-Up ne délivre pas le label et ne rédige pas le dossier : l’intervention fournit une action, un partenariat et des preuves, la candidature reste celle de l’établissement et de son comité. Ingénieur et humoriste, Yoann Le Blévennec conçoit des interventions que les élèves retiennent, adaptées à leur âge et à leur niveau.
Les deux labels reconnaissent une démarche de développement durable en milieu scolaire, mais ils n’ont ni le même porteur ni le même rythme.
| Le critère | Label E3D | Label Éco-École |
|---|---|---|
| Porté par | L'Éducation nationale, sous l'autorité de l'académie. | L'association Teragir, relais d'un programme international. |
| Attribué par | Une commission académique. | Un comité de partenaires du programme. |
| Durée | Plusieurs années. | Renouvelé chaque année. |
| Thématique | Aucun thème imposé. | Un thème choisi parmi plusieurs. |
Ils ne s’excluent pas. Les deux sont compatibles, de nombreux établissements les cumulent et certaines académies les reconnaissent comme équivalents. Le comparatif publié par Teragir détaille les deux dispositifs.
Le label E3D récompense une démarche collective, pas une action isolée. Constituez le comité, posez le diagnostic, puis inscrivez au dossier des actions concrètes et des partenariats formalisés.
Votre établissement prépare sa candidature au label E3D et cherche une action concrète à y inscrire ?
Parler de votre projetÉcole ou Établissement en démarche de développement durable. Le label reconnaît une démarche globale qui relie enseignement, vie scolaire, gestion et partenariats.
L'académie, après examen du dossier par une commission. Le cadre est national, les critères précis et le calendrier sont fixés par chaque académie.
Oui. Le label s'adresse aux écoles, aux collèges et aux lycées. Pour une école, le dossier est présenté au conseil d'école, selon les modalités de l'académie.
Non. Il est attribué pour plusieurs années, puis l'établissement peut viser le niveau supérieur en montrant une démarche plus large et mieux évaluée.
Non, mais les niveaux supérieurs attendent des partenariats variés et formalisés. Une intervention bien préparée apporte une action pédagogique, un partenariat écrit et des productions d'élèves à joindre.
Oui. Les deux labels sont compatibles, beaucoup d'établissements les cumulent et certaines académies les reconnaissent comme équivalents.
Yoann Le Blévennec
Ingénieur passé par Vinci, TotalEnergies, le CEA et le CNRS avant de fonder Green Stand-Up. Il conçoit et anime des interventions de sensibilisation environnementale par l'humour, repérées par TV5 Monde, BFM Côte d'Azur et Radio Monaco.
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